Atteintes en 2023
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2023, voici une liste non-exhaustive des différentes atteintes documentées, aux biens ou aux personnes, sur la région Franche-Comté, liées à l’extrême droite ou à ses idéologies.
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– Le 18 février en Haute-Saône, un « spectacle » de Dieudonné a été clandestinement organisé devant près de deux cents personnes (source).
– Les 16 et 17 mars à Besançon (Doubs), divers membres du groupuscule néonazi « Vandal Besak » menacent des étudiant·e·s engagé·e·s dans le blocage de la faculté de Lettres contre la réforme des retraites. Le soir-même, un pompier en grève est agressé par les mêmes individus (source).
– Le 6 avril, une enquête de « Tajmâat service » met en lumière les échanges d’une boucle « Telegram » nationale et locale relayant des appels au meurtre racistes visant notamment des personnalités comtoises de gauche (source).
– Le 18 mai à Besançon (Doubs), une vingtaine de néonazis, membres de « Vandal Besak » et suppléés par des renforts venus de Paris, Bourgogne et Bretagne, font une « descente » dans le quartier Battant, agressant un passant (source).
– Le 10 juin à Clairvaux-les-Lacs (Jura), des tracts néonazis sont déposés dans les boîtes aux lettres d’habitant·e·s, motivant plusieurs plaintes (source).
– Le 5 août à Besançon (Doubs), deux néonazis de « Vandal Besak » agressent deux personnes LGBT+ sous les insultes transphobes. L’un sera condamnée, écopant de dix mois d’emprisonnement (source).
– Le 21 août à Besançon (Doubs), un « spectacle » de Dieudonné prévu dans la région est interdit par arrêté (source).
– Le 6 septembre à Belfort (Territoire-de-Belfort), une enquête de « StreetPress » met en lumière les idées et engagements néonazis de deux militaires affectés au 35e Régiment d’Infanterie (source).
– Le 13 octobre à Besançon (Doubs), un adolescent est interpellé après des publications en ligne où il exposait notamment « vouloir tirer dans une mosquée » en indiquant « avoir les armes » (source).
– Le 29 octobre à Besançon (Doubs), des dizaines d’autocollants « Vandal Besak » sont découverts dans le quartier Rivotte, motivant une plainte de la mairie (source).
– Les 2 et 4 novembre à Besançon (Doubs), une série de tags antisémites – notamment des croix gammées et des étoiles de David barrées – est découverte dans le centre-ville, motivant plusieurs plaintes (source).
– Début novembre à Belfort (Territoire-de-Belfort), des tracts néonazis sont déposés dans les boîtes aux lettres d’habitant·e·s, motivant plusieurs plaintes (source).
– Le 5 novembre à Besançon (Doubs), des graffitis et des autocollants xénophobes du groupuscule « Némésis » sont découverts à la Bouloie, motivant une plainte de l’Université (source).
– Le 12 novembre à Besançon (Doubs), la « marche contre l’antisémitisme » organisée par la « LICRA » est l’objet de vives tensions après l’accueil de militant·e·s d’extrême droite (source).
– Le 25 novembre à Romans-sur-Isère, trois néonazis des « Vandal Besak » originaires de Besançon et sa région sont interpellés à l’occasion de violences urbaines visant la police. Ils seront condamnés, en appel, à six mois de prison ferme (source).
– Le 26 novembre à Besançon (Doubs), un journaliste indépendant décolle des visuels de « Némésis » fraîchement placardés. Cet acte, filmé et diffusé sur les réseaux sociaux, lui vaudra harcèlement, menaces de mort et doxing (source).
– Le 25 décembre à Éclans-Nenon (Jura), le maire de la commune est la cible de graffitis homophobes, motivant une plainte (source).

