Atteintes en 2025

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025, voici une liste non-exhaustive des différentes atteintes documentées, aux biens ou aux personnes, sur la région Franche-Comté, liées à l’extrême droite ou à ses idéologies.

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– Le 6 janvier, le média « StreetPress » publie un dossier qui met en lumière les dérives au sein d’une école de la « Fraternité Saint-Pie-X » à Cressia, dans le Jura (source).

– Le 9 janvier à Besançon (Doubs), deux militantes du groupuscule « Némésis » perturbent sommairement les vœux de la maire Anne Vignot aux agent·e·s de la ville par des tracts et discours xénophobes (source).

– Le 18 janvier dans le nord Franche-Comté, le groupuscule antisémite « Égalité et Réconciliation » organise une conférence (source).

– Le 30 janvier à Vesoul (Haute-Saône), une bagarre entre deux élèves dégénère avec des propos antisémites en toile de fond (source).

– Le 22 mars à Maîche (Doubs), un jeune joueur de football est victime d’une injure raciste. Une plainte a été déposée, avec le soutien des deux clubs présents (source).

– Le 3 avril à Vesoul (Haute-Saône), une habitante est condamnée à dix mois d’emprisonnement avec sursis pour des violences racistes commises sur ses voisin·ne·s (source).

– Le 11 avril à Pontarlier (Doubs), une fake-news lancée par un internaute d’extrême droite et reprise par le « Rassemblement National » (RN) cible une mosquée de la région après que des collégien·ne·s ont visité le lieu de culte estampillé « Diyanet » (source).

– Les 11, 12 et 13 avril à Besançon (Doubs), se tenait le premier « salon Bien-Être, Bio & Spiritualité » à Micropolis. Directeur pro-Trump, thérapies alternatives décriées, conférenciers d’extrême droite, émaillent l’évènement (source).

– Le 19 avril à Besançon (Doubs), le salon du chiot à Micropolis provoque la tenue d’une manifestation animaliste par des membres du groupuscule néofasciste « réseau Pythagore » (source).

– Le 22 avril à Belfort (Territoire-de-Belfort), le cas d’un chef de cuisine au « CROUS » de Belfort est examiné par le tribunal administratif. Il conteste sa suspension, actée après de multiples propos racistes, antisémites, négationnistes, grossophobes, etc (source).

– Le 24 avril à Besançon (Doubs), l’invitation de l’écrivain d’extrême droite Sylvain Tesson par la librairie « Forum » suscite la polémique (source).

– Le 4 mai à Lons-le-Saunier (Jura), une plaque commémorative de la résistance est souillée par des autocollants néonazis (source).

– Le 8 mai à Grand-Charmont (Doubs), Ismaël Boudjekada, connu pour ses sympathies pour Alain Soral, ses sorties homophobes et ses multiples condamnations, est arrêté pour avoir glorifié le « Hamas » (source).

– Le 18 mai à Lons-le-Saunier (Jura), un habitant est agressé par deux néonazis, motivant le dépôt d’une plainte (source).

– Le 21 mai à Besançon (Doubs), la référente « la France Insoumise » (LFI) Séverine Véziès est victime de menaces de viols sur les réseaux sociaux. Mais, rapidement, des internautes, dont des macronistes et lepénistes, minimisent, contestent ou encouragent la situation (source).

– Le 23 mai à Arbois (Jura), une rixe sur fond de racisme a lieu dans un bar (source).

– Le 1er juin à Belfort (Territoire-de-Belfort), une aire d’accueil des « gens du voyage » devait être expulsée afin d’intégrer un abattoir temporaire destiné à l’Aïd al-Adha. La mesure révolte les associations dédiées, qui dénoncent une opposition entre communautés, mais obtiennent finalement une solution amiable (source).

– Le 6 juin à Besançon (Doubs), une membre de « Némésis » était jugée pour diffamation. Malgré l’annonce d’un rassemblement de soutien, c’est, au contraire, les militant·e·s antifascistes qui leur ont fait un « comité d’accueil » devant le tribunal (source).

– Le 11 juin à Besançon (Doubs), le média indépendant « le Ch’ni » est visé par des menaces de mort émanant de responsables du « collectif Palestine » gêné·e·s par les révélations sur leurs connivences avec l’extrême droite (source).

– Le 16 juin à Neublans-Abergement (Jura), deux hommes ont agressé un couple pour des motifs homophobes (source).

– Les 3, 4, 5 et 6 juillet à Belfort (Territoire-de-Belfort), le festival « les Eurockéennes » essuie un arrêté interdisant la venue du rappeur « Freeze Corleone » pour des sorties antisémites et faisant l’apologie du terrorisme. Bien que contestée au tribunal administratif, la mesure sera confirmée (source).

– Le 4 juillet à Besançon (Doubs), un responsable du « collectif Palestine » de Besançon est condamné pour « diffamation » contre un journaliste après avoir pris la défense de « Némésis », comparant l’opposition à ce collectif à la violence des camps de concentration (source).

– Le 6 juillet à Besançon (Doubs), un lycéen d’école militaire en visite au musée de la Résistance et de la Déportation est mis en cause pour avoir exécuté un salut nazi dans une salle face à un drapeau du IIIe Reich (source).

– Le 11 juillet à Fontain (Doubs), un ancien légionnaire annonce sa volonté de lancer une association pour établir un projet survivaliste et patriote dans un ancien fort. Suscitant immédiatement la controverse pour ses proximités néonazies, sa proposition est finalement abandonnée (source).

– Le 18 août à Besançon (Doubs), plusieurs mineurs organisent un guet-apens à caractère homophobe où ils agressent une personne (source).

– Le 10 septembre à Besançon (Doubs), d’importantes manifestations se déroulent dans toute la région. Le soir, un cortège sauvage est réprimé, par des agents de la « BAC », l’un usant de propos misogynes à l’encontre d’interpellé·e·s (source).

– Le 16 septembre à Besançon (Doubs), un journaliste de « Hebdo 25 » reçoit une lettre de menaces pro-Netanyahou reprochant au média de prétendues positions favorables à la Palestine (source).

– Le 20 septembre à Besançon (Doubs), une conférence de Raphaël Enthoven fait l’objet de très vives polémiques. Au sein du périmètre de sécurité, une journaliste de « l’Est Républicain », seule professionnelle racisée, va faire l’objet de multiples contrôles poussés (source).

– Le 20 septembre dans plusieurs départements du Grand Est, des arrêtés d’interdiction sont promulgués afin d’empêcher la tenue d’un concert néonazi (source).

– Le 20 septembre à Dole (Jura), une altercation aurait éclaté entre des jeunes d’un quartier populaire et des néonazis d’un club biker (source).

– Le 26 septembre à Besançon (Doubs), le « RN » refuse l’entrée d’un journaliste du média indépendant « le Ch’ni » (source).

– Le 11 octobre à Scey-sur-Saône (Haute-Saône), un communiqué est publié par la scène de musiques actuelles « Echo System » après la venue d’un petit groupe néonazi lors d’une soirée black metal (source).

– Le 20 octobre à Pontarlier (Doubs), le buzz autour du sauvetage d’une vache provoque la tenue d’une manifestation animaliste par des membres du groupuscule néofasciste « réseau Pythagore » (source).

– Le 30 octobre à Vesoul (Haute-Saône), des autocollants suprématistes sont collés à proximité du siège d’une association LGBT+ (source).

– Le 31 octobre, le média « le Ch’ni » publie un dossier qui met en lumière les dérives au sein du « collectif Palestine » et de « Palestine Amitié » à Besançon incluant discours racistes, antisémites, homo/transphobes, islamophobes, ou promouvant des références néonazies (source).

– Le 4 novembre à Besançon (Doubs), le candidat « les Républicains » (LR) Ludovic Fagaut expulse un journaliste du média indépendant « le Ch’ni » (source).

– Le 8 novembre à Novillars (Doubs), un match opposant des jeunes joueurs de Planoise et de Roche-lez-Beaupré est émaillé de violences racistes à l’instigation d’un juge de touche (lien).

– Les 10 et 11 novembre à Arbois (Jura), des conférences et concerts sur la Palestine sont annulés à la suite de menaces perpétrées par l’extrême droite incluant pressions du « RN » et assauts numériques de militants radicaux (source).

– Le 13 novembre, le média « StreetPress » publie un dossier qui met en lumière les activités en ligne aux relents néofascistes d’un attaché parlementaire d’Antoine Villedieu – député de la première circonscription de Haute-Saône (source).

– Le 14 novembre dans le Pays de Clerval (Doubs), un graffiti néonazi est découvert sur une aubette desservant le collège (source).

– Le 15 décembre, « Mediapart » publie un dossier qui exhume les nombreuses publications aux relents racistes, transphobes ou antisémites de Quentin Macullo – responsable régional de la « Cocarde étudiante », assistant parlementaire de Guillaume Bigot et candidat « RN » aux municipales 2026 de Belfort (source).