Territoire-de-Belfort

Guillaume Bigot (né en 1969. RN, XVIIe législature).
Éditorialiste parisien, il passe surtout par des médias d’extrême droite : « Valeurs Actuelles », « Sud radio », « Europe 1 », « Front populaire » et enfin « CNews », dont il devient chroniqueur [1]. Chevènementiste qui s’est longtemps dit opposé au « Rassemblement National » (RN), il lance en 2018 de vives critiques contre Marine le Pen qualifiée de « Mussolini de Monoprix » [1]. Ce qui ne l’empêche pas de basculer, multipliant les propos misogynes visant Greta Thunberg et Sandrine Rousseau [2], les informations erronées sur la responsabilité de Monaco dans la pandémie de coronavirus [3], le relais de positions niant le rôle humain dans les dérèglements climatiques [4], ou les discours proches des thèses du « grand remplacement » et contestant le principe même d’islamophobie [1]. Il est « parachuté » en 2024 sur la deuxième circonscription de Haute-Saône, devenant député à 337 voix près face à Florian Chauche (LFI) [5]. Il a, notamment, pour assistant parlementaire, Quentin Macullo, dirigeant d’une « Cocarde Étudiante » émaillée d’incidents violents et racistes et lui-même auteur de publications litigieuses [6]. Il se distingue par plusieurs de ses votes, ayant par exemple été favorable au droit à mourir dignement et à la dénonciation des « accords franco-algériens de 1968 » mais opposé à la taxe Zucman et à la réforme des retraites [7].


Sources.
[1] Lisa Noyal pour « StreetPress », édition du 29 octobre 2025 : « Guillaume Bigot, le député RN qui détestait Marine Le Pen, la « Mussolini de Monoprix » » (lien) ;
[2] Romain Herreros pour le « HuffingtonPost », édition du 26 septembre 2021 : « Sur CNews, la remarque sexiste de ce chroniqueur contre Rousseau, indigne la classe politique » (lien) ;
[3] « Nice Matin », édition du 22 février 2021 : « Un chroniqueur de CNEWS fait son mea culpa après sa diatribe contre la Principauté » (lien) ;
[4] Samuel Laurent, Damien Leloup et Liselotte Mas pour « le Monde », édition du 22 juin 2024 : « Au RN, ces investitures qui contredisent la ligne officielle et la « normalisation » du parti » (lien) ;
[5] Alexandre Lepère pour « France Bleu », édition du 7 juillet 2024 : « Législatives 2024 : Ian Boucard (LR) et Guillaume Bigot (RN) élus députés dans le Territoire de Belfort » (lien) ;
[6] Alexandre Berteau et Youmni Kezzouf pour « Mediapart », édition du 15 décembre 2025 : « Municipales 2026 : le RN réinvestit ses « brebis galeuses » » (lien) ;
[7] « DatAN », fiche sur Guillaume Bigot (lien).