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Falun Gong/Falun Dafa

Mouvement spirituel chinois fondé en 1992 par Li Hongzhi s’inspirant du « Qi gong », le « Falun Gong » ou « Falun Dafa » allie méditation, développement personnel et préceptes philosophiques [1]. D’abord proche du « Parti Communiste Chinois », la fracture avec le régime vaut à ses membres d’être l’objet d’emprisonnements arbitraires et de recours à la torture [1] [2]. Une situation qui a remodelé sa vision du monde jusque dans la diaspora, passant à un modèle apocalyptique, anti-science et ultra-conservateur [1]. Rejet de tous traitements médicaux conventionnels jusqu’à entrainer la mort [1] [3], doctrines condamnant « l’abomination de l’homosexualité » et prohibant le « mélange les races » [1], maladies et pauvreté vues comme « le fruit des mauvaises actions antérieures » [1], en forment quelques exemples. Alors que son aspect sectaire fait parfois encore débat en France [2], « l’UNADFI » alerte sur ses pratiques depuis plusieurs années [3].

En Franche-Comté, la congrégation propose des activités sur Besançon [4] et dans le Jura (Arbois [4], Lons-le-Saunier [4] et Thoirette-Coisia [5]), sous la forme d’ateliers publics [4] ou à l’occasion d’évènements tel que le « salon Bien-Être, Bio & Spiritualité » [6]. Celle-ci s’exprime également dans les rues de la capitale comtoise, à travers de petits stands parfois installés place du Huit-Septembre 1944 [7], axant l’essentiel de sa communication sur la répression subie par Pékin [7], ou via la distribution du journal « The Epoch Time », lors de mouvements sociaux comme durant les « gilets jaunes ». Désinformation systématique, théories du complot, soutien à l’extrême droite dont les sphères « QAnon » et le clan le Pen, caractérisant le contenu de ce titre, qui se décline aussi le web et les réseaux sociaux [8] [9] [10]. Une propagande que certains autres groupes locaux reprennent volontiers, à l’instar des cellules conspirationnistes et survivalistes de « Solaris » [11].

Sources.
[1] Timothée de Rauglaudre pour « le Monde Diplomatique », édition d’août 2024 : « L’empire ésotérique du Falun Gong » (lien) ;
[2] Nathanaël Charbonnier pour « France Culture », édition du 20 juillet 2020 : « 21 ans d’horreur pour les adeptes du Falun Gong, victimes de l’oppression chinoise » (lien) ;
[3] Thibault Van Den Driessche pour « la Croix », édition du 20 juillet 2019 : « Il y a vingt ans, le Falun Gong était interdit en Chine » (lien) ;
[4] « Falundafa.org », « t
rouvez des contacts locaux » (lien) ;
[5] « Assoce.fr », « Falun Gong Thoirette » (lien) ;
[6] « MaCommune.info », édition du 8 mars 2022 : « Le salon Bio & Co revient à Micropolis Besançon ! » (lien) ;
[7] « Clearharmony.net » citant « Minghui.org » (lien), édition du 6 août 2022 : « Présenter le Falun Dafa et ses principes et sensibiliser à la persécution au cœur de Besançon » (lien) ;
[8] Tristan Mandès France pour « France Culture », édition du 30 avril 2021 : « L’inquiétant empire médiatique du mouvement spirituel Falun Gong » (lien) ;
[9] Pierre Plottu et Maxime Macé pour « Libération », édition du 4 janvier 2023 : « Complotistes et extrême droite, champions de la désinformation en ligne » (lien) ;
[10] Paméla Rougerie pour « le Parisien », édition du 25 avril 2021 : « Epoch Times, NTD… Des sites complotistes pilotés par une «secte» chinoise ultraconservatrice » (lien) ;
[11] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 6 décembre 2024 : « En Franche-Comté, un drôle de cinéma complotiste » (lien).