Conseil régional

Mandat 2021-2027, Bourgogne/Franche-Comté (huit élu·e·s).
– Nathalie Fritsch, Doubs. Parallèlement candidate à plusieurs scrutins (départementales de 2021 à Audincourt, législatives de 2022 dans la troisième circonscription du Doubs, municipales de 2026 à Lure pour lesquelles elle a spécialement déménagé et est élue conseillère municipale d’opposition), elle est également collaboratrice parlementaire d’Émeric Salmon [1]. Le 11 avril 2024, elle reprend, avec ses collègues, une affiche xénophobe en soutien au groupuscule identitaire « Némésis » [2] ; le 7 janvier 2025, elle rend hommage à Jean-Marie le Pen qui a « marqué l’histoire de la France où il fut de tous les combats » en souhaitant « que son âme repose en paix ».

– Géraldine Grangier, Doubs. Parallèlement candidate à plusieurs scrutins (municipales de 2020 à Besançon, départementales de 2021 à Bavans…), elle a été élue députée en 2022 et 2024 dans la quatrième circonscription du Doubs. Alors cadre majeure du « Rassemblement National » (RN) depuis 2019, de graves dérives constatées chez nombre de militant·e·s sont signalées dès 2020 et longtemps ignorées [3]. Le 11 avril 2024, elle reprend, avec ses collègues, une affiche xénophobe en soutien au groupuscule identitaire « Némésis » [2] ; le 7 janvier 2025, elle rend hommage à Jean-Marie le Pen en écrivant : « À travers le Rassemblement National son combat pour la France continue ! » ;

– Thomas Lutz, Doubs. Parallèlement candidat à plusieurs scrutins (municipales de 2020 à Besançon, départementales de 2021 à Besançon, législatives de 2022 et 2024 dans la première circonscription du Doubs…). Catholique traditionaliste membre de la « Fraternité Saint-Pierre » (FSSP), sa compagne, elle aussi membre du « RN », fut responsable d’une association anti-IVG [4]. Le 11 avril 2024, il reprend, avec ses collègues, une affiche xénophobe en soutien au groupuscule identitaire « Némésis » [2] ; toujours le 11 avril 2024, il se distingue par l’emploi du vocabulaire nazi « untermensch » (sous-homme) pour qualifier des opposant·e·s [5].

– Jacques Ricciardetti, Doubs. Maire de Tressandans de 2001 à 2020 et déjà conseiller régional pour le mandat 2015-2021, il est parallèlement candidat à plusieurs scrutins (municipales de 2020 à Besançon, départementales de 2021 à Baume-les-Dames, sénatoriales de 2020 qui lui couteront un an d’inéligibilité [6]…) ainsi que suppléant et collaborateur parlementaire de Géraldine Grangier. Catholique traditionaliste membre de la « Fraternité Saint-Pierre » (FSSP), il fut notamment engagé lors de « marches pour la vie » [7]. Le 11 avril 2024, il reprend, avec ses collègues, une affiche xénophobe en soutien au groupuscule identitaire « Némésis » [2] ; il s’est aussi distingué le 14 novembre 2025, pour avoir qualifié le « LR » Jacques Grosperrin de « collabo » [8].

– Valérie Graby, Jura. Parallèlement candidate à plusieurs scrutins (départementales de 2021 à Dole, législatives de 2024 dans la première circonscription du Jura…). Le 13 janvier 2025, elle rend hommage à Jean-Marie le Pen en louant son aspect « visionnaire sur la question de l’immigration » ; le 11 avril 2024, elle reprend, avec ses collègues, une affiche xénophobe en soutien au groupuscule identitaire « Némésis » [2] ; en novembre 2025, elle participe à une campagne de pressions visant à annuler une mobilisation pour la Palestine sur Poligny [9].

– Thomas Laval, Haute-Saône. Parallèlement candidat à au moins un autre scrutin (départementales de 2021 à Rioz), cet avocat parisien a été contesté quant à son « parachutage » à Vesoul [10]. Le 11 avril 2024, il reprend, avec ses collègues, une affiche xénophobe en soutien au groupuscule identitaire « Némésis » [2].

– Inès Martin, Haute-Saône. Parallèlement candidate plusieurs scrutins (départementales de 2021 à Lure, municipales de 2026 à Héricourt élue où elle est élue conseillère municipale d’opposition). Le 17 décembre 2024, elle s’illustre par son opposition farouche aux subventions annuelles accordées aux acteurs cinématographiques locaux (« l’Association des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel de Bourgogne-Franche-Comté » et « Cinémas Indépendants de Bourgogne Franche-Comté ») provoquant incompréhension et colère du monde de la culture [11].

– Christophe Soustelle, Territoire-de-Belfort. Parallèlement candidat à plusieurs scrutins (départementales de 2021 à Châtenois-les-Forges, législatives de 2022 dans la première circonscription du Territoire-de-Belfort, municipales de 2026 où il est élu conseiller municipal d’opposition), c’est également le suppléant de Guillaume Bigot. Le 11 avril 2024, il reprend, avec ses collègues, une affiche xénophobe en soutien au groupuscule identitaire « Némésis » [2] ; le 7 janvier 2025, il rend hommage à Jean-Marie le Pen et à « la justesse de ses analyses » notamment sur « l’immigration, le mondialisme, l’union européenne, le traité de Maastricht, la déconstruction du roman national, l’assimilation ».

Mandat 2015-2021, Bourgogne/Franche-Comté (dix élu·e·s).
– Sophie Montel, Doubs.
– Jacques Ricciardetti, Doubs.
– Sophie Amella, Doubs.
– Julien Acard, Doubs.
– Stéphane Montrelay, Jura.
– Nathalie Desseigne, Jura.
– Karine Champy, Haute-Saône.
– Patrice Lombard, Haute-Saône.
– Colette Clerc, Haute-Saône.
– Patrick Jeanroch, Territoire-de-Belfort.

Mandat 2010-2015, Franche-Comté (quatre élu·e·s)
– Sophie Montel, Doubs.
– Jean-Pierre Mouget, Jura.
– Robert Sennerich, Haute-Saône.
– Patrick Jeanroch, Territoire-de-Belfort.

Mandat 2004-2010, Franche-Comté (cinq élu·e·s)
– Sophie Montel, Doubs.
– Roland Boillot, Doubs.
– Maurice Batail, Jura.
– Anne-Marie Jeanmougin, Haute-Saône.
– Marcel Grognu, Haute-Saône.


Sources.
[1] Edwige Prompt pour « l’Est Républicain », édition du 1er décembre 2025 : « Municipales 2026 : Nathalie Fritsch désignée tête de liste du RN » (lien) ;
[2] « Le Monde » avec « AFP », édition du 11 avril 2024 : « Des élus RN de Bourgogne-Franche-Comté brandissent des affiches xénophobes en plein conseil régional » (lien) ;
[3] Nicolas Massol, Maxime Macé et Pierre Plottu pour « Libération », édition du 25 janvier 2023 : « Besançon, Victor Hugo et les racistes misérables » (lien) ;
[4] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 3 juillet 2024 : « Promoteur de la laïcité, le RN Thomas Lutz est en même temps le fidèle d’une église traditionaliste » (lien) ;
[5] « France info », édition du 12 avril 2024 : « Le conseiller régional Thomas Lutz prononce le mot « sous-homme » : le RN ne le suspend pas mais déplore des « propos regrettables » » (lien) ;
[6] Catherine Eme-Zeri pour « France 3 Franche-Comté », édition du 19 juillet 2021 : « Elections Sénatoriales 2020 : le conseil Constitutionnel condamne Jacques Ricciardetti, RN, à un an d’inéligibilité » (lien) ;
[7] Toufik-de-Planoise pour « Factuel.info », édition du 5 mars 2020 : « Jacques Ricciardetti, à l’extrême-droite du Père… » (lien) ;
[8] Jean-Christophe Tardivon pour « Infos Dijon », édition du 14 novembre 2025 : « Une insulte lancée par un élu du Rassemblement national provoque une suspension de séance » (lien) ;
[9] Augustin Thiefaine pour « Voix du Jura », édition du 13 novembre 2025 : « Rumeurs, calomnies, menaces : pourquoi plusieurs manifestations ont été annulées à Arbois ? » (lien) ;
[10] Éléonore Tournier pour « l’Est Républicain », édition du 7 décembre 2021 : « Thomas Laval, ce si discret conseiller régional du RN, « domicilié » en Haute-Saône » (lien) ;
[11] William Robin, publication « Facebook » du 7 janvier 2025 (lien).