Vandal Besak/Lons
Les « Vandal Besak » (VDL BSK) est un groupuscule paramilitaire, semi-clandestin et néonazi, initié courant 2020 sur la Franche-Comté [1] [2] [3]. Après l’éclatement d’entités-paravents comme le « Front Comtois » et les « Werwolf Sequania » (WS), c’est un regroupement des forces les plus radicales sur un mode informel et décentralisé ayant le IIIe Reich et la violence comme fond commun [3]. Il se concentre autour d’une petite vingtaine d’individus, fixés sur les quatre départements, la plupart issus de l’armée [4], souvent engagés de longue date, beaucoup disposant d’une double appartenance parallèle, notamment auprès du « Rassemblement National » (RN) [5] [6], de « Terre et Peuples » (T&P) [7] de « Reconquête » (REC) [8], de la « Cocarde Étudiante » [8], ou encore des éphémères « Ratons Nationalistes » [9]. Cités par des dossiers de presse ou dans le cadre d’affaires judiciaires, on y retrouve quelques protagonistes récurrents comme Florent G., Sébastien F., Arthur F., Cyprien R., Arthur T., Romain J., Ilann F., Théo G., Alexandre M., Vital V., Alexis L., Lukas C., Dominique D., Tristan D., Olivier B., Nicolas M., Rémi K., etc.
Les troupes se retrouvent lors d’opérations de cohésion (entraînements aux sports de combat [2], campagnes de collage [10]), présence en manifestations (« pass sanitaire » à l’été 2021 [11], défilé le 27 août 2022 [12], émeutes de Romans-sur-Isère le 25 novembre 2023 [13], « Comité du 9 mai » en 2024 et 2025 [14]), ou d’atteintes aux biens et personnes (rassemblements féministes les 31 janvier 2021 [15] et 19 novembre 2022 [16], meeting de Philippe Poutou le 10 mars 2022 [17], parasitage du 1er mai 2022 [18], journaliste indépendant agressé le 22 août 2022 [19], statue de Victor Hugo le 20 novembre 2022 [20], cortèges contre la réforme des retraites de mars 2023 [21], habitant·e·s de quartiers populaires le 18 mai 2023 [22], personnes LGBT+ le 4 août 2023 [23], etc). En cohésion avec les « Infréquentables Dijon » [18] et les « Zouaves Paris » [11], les condamnations, résistances antifas et menaces de dissolution [24] les ont toutefois rétamés depuis fin 2023. À partir de 2024, une branche plus autonome s’est néanmoins affirmée dans le Jura sous le nom de « Vandal Lons » (VDL LONS) [25].
Sources.
[1] « France 3 Franche-Comté », édition du 17 septembre 2021 : « Besançon : comment l’ultra-droite nationaliste réinvestit la capitale comtoise et le fait savoir » (lien) ;
[2] « StreetPress », fiche « Vandal Besak » (lien) ;
[3] Christophe-Cécil Garnier pour « StreetPress », édition du 9 janvier 2024 : « Fans du IIIe Reich, agression transphobe et descente raciste, bienvenue chez les Vandal Besak » (lien) ;
[4] Christophe-Cécil Garnier pour « StreetPress », édition du 6 septembre 2023 : « Drapeau nazi et appel à « nettoyer le pays », des militaires néonazis au régiment de Belfort » (lien) ;
[5] Toufik-de-Planoise pour « Dijoncter », édition du 10 janvier 2022 : « [Besançon] Un cadre du Rassemblement National affiche sa proximité avec la mouvance néonazie » (lien) ;
[6] Toufik-de-Planoise pour « Dijoncter », édition papier d’avril 2023 pages 47 à 50 : « Les dessous des Fafs – Dans l’arrière-boutique du RN franc-comtois » (lien) ;
[7] Toufik-de-Planoise pour « Kawa TV », édition du 30 mars 2022 : « Chants racistes, croix gammées, expéditions punitives… immersion dans les rangs de Génération Z Bourgogne/Franche-Comté » (lien) ;
[8] « Fafwatch Franche-Comté », édition du 5 juin 2020 : « Fondremand : Le solstice néo-nazi aura t’il lieu ? » (lien) ;
[9] Corentin Lesueur pour « le Monde », édition du 26 décembre 2022 : « A Besançon, l’ombre de la « culture néonazie » derrière la dégradation de la statue de Victor Hugo » (lien) ;
[10] Valentin Colin pour « l’Est Républicain », édition du 29 octobre 2023 : « Découverte d’autocollants « Vandal de Besak » collés sur la façade du Pixel : Anne Vignot compte déposer plainte » (lien) ;
[11] Toufik-de-Planoise pour « radio BIP », édition du 16 août 2021 : « Pass sanitaire : à Besançon, les manifestants se désolidarisent d’un groupuscule néonazi » (lien) ;
[12] « France 3 Franche-Comté », édition du 31 août 2022 : « Chants et saluts nazis dans les rues de Besançon : « Une culture néonazie qui s’installe et qu’il faut combattre » réagit la maire de la Ville » (lien) ;
[13] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 17 mai 2024 : « Après les émeutes racistes de Romans-sur-Isère, trois néonazis bisontins condamnés en appel » (lien) ;
[14] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 13 mai 2024 : « Une délégation comtoise identifiée dans un défilé néonazi, ce week-end à Paris » (lien) ;
[15] Toufik-de-Planoise pour « radio BIP », édition du 31 janvier 2021 : « Dijon : un groupe nationaliste attaque des manifestantes féministes » (lien) ;
[16] Sarah Rebouh pour « France 3 Franche-Comté », édition du 19 novembre 2022 : « Lutte contre les violences faites aux femmes : « Je crie pour celles qui ne peuvent plus », environ 300 personnes réunies à Besançon » (lien) ;
[17] Toufik-de-Planoise pour « Kawa-TV », édition du 10 mars 2022 : « Besançon : le meeting de Philippe Poutou attaqué par des néonazis » (lien) ;
[18] Toufik-de-Planoise pour « Dijoncter », édition du 6 mai 2022 : « [Besançon] Pour l’extrême-droite, le parasitage du 1er mai tourne au fiasco » (lien) ;
[19] Pierre Plottu et Maxime Macé pour « Libération », édition du 24 août 2022 : « Besançon: des militants d’extrême droite agressent un journaliste » (lien) ;
[20] Isabelle Brunnarius pour « France 3 Franche-Comté », édition du 25 novembre 2022 : « Statue de Victor Hugo vandalisée à Besançon : qui sont les deux étudiants qui ont reconnu les faits ? » (lien) ;
[21] Toufik-de-Planoise, publication « Twitter » du 20 mars 2023 (lien) ;
[22] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 12 juillet 2025 : « Un militant néonazi condamné pour une agression transphobe » (lien) ;
[23] Léa Gousset pour « France 3 Franche-Comté », édition du 24 mai 2023 : « Une vingtaine de néonazis venus de toute la France sème la peur dans le centre-ville de Besançon » (lien) ;
[24] Inès Chaïeb pour « le Parisien », édition du 28 novembre 2023 : « Ultradroite : qui sont les groupuscules susceptibles d’être dissous par le gouvernement ? » (lien) ;
[25] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 6 mai 2025 : « Quatre-vingts ans après la chute du IIIe Reich, un néonazisme qui s’affiche » (lien).

