Palestine Amitié/Collectif Palestine
Extension de l’organisation « Palestine Amitié » constituée en opposition à « l’Association France-Palestine Solidarité » (AFPS), le « collectif Palestine [élargi] de Besançon » s’est mobilisé à partir d’octobre 2023 afin de dénoncer la répression perpétrée sur Gaza [1]. Mais rapidement, des dissensions sont apparues [2], en particulier concernant une prise de décision clanique et autoritaire, la répartition des tâches très inégalitaire ou encore l’hostilité affichée envers certaines sphères pour leurs revendications intersectionnelles additionnelles [3]. Ces antagonismes finiront pas faire éclater la coordination à l’été 2024, dix signataires majeurs se dissociant de cadres mis en cause pour leurs attitudes, discours et compagnonnages problématiques [3].
Promotion de sources controversées telles que Michel Collon, messages contestant la gravité des attaques d’octobre 2023, propos affirmant sur les réseaux sociaux que « LGBT = malades et pédophiles » ou que « la France est sous influence du lobby Juif », connivence avec des islamistes, micro ouvert aux théories conspirationnistes ou louant les dérapages de Jacques Médecin, en sont autant d’illustrations [3] [4] [5] [6] [7]. La structure s’est alors resserrée autour d’une dizaine de protagonistes, pour qui la moindre remise en cause reste inenvisageable. Les intéressé·e·s, récusant la nature problématique de ces faits, allant jusqu’à considérer leur dénonciation comme l’œuvre d’agent·e·s sionistes et islamophobes visant à déstabiliser leur cause [8].
Les polémiques se sont poursuivies, entre scission lors d’un rassemblement [9], doxing, harcèlement et menaces de mort visant un journaliste [8], ou péripéties judiciaires d’un cadre déjà connu pour « violences conjugales » qui avait pris la défense de « Némésis » [10] [11]. En pleine connaissance de cause, bien des soutiens sont toutefois restés [8] [12] lors de cortèges (avec « Millî Görüş », « Solidaires », « FSU », « LDH », « les Écologistes », « Génération·s », « la France Insoumise », « Planoise Valley », « CCI-FC », « Urgence Palestine », « UJFP »), d’évènements (en partenariat avec « Amnesty International », « les Deux Scènes », le « FJT des Oiseaux », des membres de « Récidev ») ou de conférences (avec les invités Pierre Stambul, Alain Gresh ou Mounir Satouri).
Mais la situation deviendra plus accablante à la rentrée 2025, les dossiers se multipliant sur des membres notables de l’organisation [12]. Avec, cette fois, des individus, parfaitement tolérés, malgré leur prose antisémite, homophobe, misogyne, arabophobe, négrophobe, islamophobe, exhortant à voter Marine le Pen, faisant la promotion de références nazies, appelant à des meurtres racistes et idéologiques ciblés, etc [12]. À tel point que le « collectif Palestine » préfèrera s’auto-dissoudre en fin d’année [13], tout en poursuivant la synergie, cette fois sous la seule égide de « Palestine Amitié » ; Sans se départir des entités associatives, syndicales et politiques citées ci-avant, main dans la main avec les mêmes éléments sulfureux qui n’ont jamais été désavoués [12].
Sources.
[1] V.C. pour « l’Est Républicain », édition du 28 octobre 2023 : « Manifestation pro-palestinienne : 1 000 personnes défilent en ville et appellent à un nouveau rassemblement la semaine prochaine » (lien) ;
[2] Esteban Grépinet pour « l’Est Républicain », édition du 31 août 2024 : « Malgré les vacances et les divergences, la mobilisation pour Gaza toujours là » (lien) ;
[3] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 22 octobre 2024 : « Le Collectif Palestine de Besançon questionné sur ses complaisances antisémites » (lien) ;
[4] Johan Weisz pour « StreetPress », édition du 16 novembre 2025 : « Le porte-parole de la Global Sumud Flotilla viré pour ses propos antisémites et homophobes » (lien) ;
[5] Caroline Coq-Chodorge pour « Mediapart », édition du 16 octobre 2025 : « Antisémitisme, homophobie, complotisme : un porte-parole de la flottille pour Gaza écarté suite à notre enquête » (lien) ;
[6] Émilien Urbach pour « l’Humanité », édition du 16 octobre 2025 : « Flottille pour Gaza : Un porte-parole exclu après des propos antisémites et homophobes » (lien) ;
[7] « Libération », édition du 16 octobre 2025 : « Point du jour – Trump menace « d’aller tuer » les membres du Hamas, dépouilles d’otages, « tourisme d’occupation »… L’actu au Proche-Orient de ce jeudi » (lien) ;
[8] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 12 juin 2025 : « Visé par des menaces de mort, « le Ch’ni » dépose plainte » (lien) ;
[9] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 10 juin 2025 : « En solidarité avec la flottille pour Gaza, deux rassemblements à Besançon » (lien) ;
[10] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 4 juillet 2025 : « Un responsable du « collectif Palestine de Besançon » condamné pour « diffamation publique » » (lien) ;
[11] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 12 décembre 2025 : « Un « militant pro-palestinien » condamné au civil pour des injures antisémites » (lien) ;
[12] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 31 octobre 2025 : « À Besançon, un milieu pro-palestinien toujours rongé par l’extrême droite » (lien) ;
[13] « Collectif Palestine de Besançon » pour le blog de « Mediapart », édition du 12 novembre 2025 : « À qui profitent les propos répétés contre le collectif Palestine ? » (lien).

