Survivalisme
Comment se préparer à la fin du monde, avec les moyens du bord ? Empreinte d’un effondrement civilisationnel et de guerres raciales, l’adhésion aux idées et pratiques survivalistes apparaît à partir des années 2010 en France [1] [2]. Dans le sillage du « Front Comtois », on retrouvait déjà cet engouement auprès des franges les plus néonazies dès 2012 [3]. Plus modestement, en Bourgogne/Franche-Comté, quelques groupes successeurs ou parallèles tenteront d’intégrer une dose de week-end randonnées, entraînements sauvages et feux de camps : « la Caborne » en 2013 [4], « Hélix » en 2020 [5], ou encore « Solaris » dès 2021 [6].
À ce jour, une seule véritable tentative d’implantation est à noter, en 2025, à Fontain, près de Besançon, avec la reprise de vieilles fortifications. Guenaël S., ex-légionnaire, souhaitait ainsi engager une association, les « Cadets du Raid de France », aux cadres martiaux et patriotes, incluant activités outdoor et découverte de la nature, mais aussi levée du drapeau et maniement d’armes [7] [8] [9]. Outre les relents de sa structure, l’intéressé arbore un tatouage « soleil noir » et like des dizaines de pages néofascistes, amenant à de sérieuses interrogations [7] [8] [9] [10] puis au rejet du projet par la municipalité [11] [12] [13].
Sources.
[1] Julie Philippe pour « la Dépêche », édition du 13 mars 2025 : « Préparation, armes et effondrement : qui sont les survivalistes en France ? » (lien) ;
[2] Hortense Chauvin et Mathieu Génon pour « Reporterre », édition du 11 juillet 2020 : « Pièges à lapin, plantes comestibles et purificateurs d’eau : j’ai suivi un stage survivaliste » (lien) ;
[3] « Fafwatch FC », édition du 29 octobre 2012 : « Mercantilisme néonazi : Sédition Séquane, Sequania KG » (lien) ;
[4] « La Horde », édition du 19 avril 2013 : « Enquête sur « la Caborne » et la nébuleuse néo-fasciste en Bourgogne/Franche-Comté » (lien) ;
[5] « Dijoncter », édition du 9 avril 2022 : « Immersion au sein de l’extrême-droite… » (lien) ;
[6] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 6 décembre 2024 : « En Franche-Comté, un drôle de cinéma complotiste » (lien) ;
[7] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 11 juillet 2025 : « Près de Besançon, un projet « survivaliste » et « patriote » qui interroge » (lien) ;
[8] Léa Gousset pour « France 3 Franche-Comté », édition du 18 juillet 2025 : « Un ancien légionnaire arborant un tatouage nazi annonce qu’il crée un camp reprenant les codes de l’armée dans un fort municipal » (lien) ;
[9] Éléonore Tournier pour « l’Est Républicain », édition du 26 juillet 2025 : « « On m’accuse d’être un nazi » : pourquoi un projet d’association au fort Rolland de Fontain crée la polémique » (lien) ;
[10] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 1er août 2025 : « Projet « survivaliste » et « patriote » à Fontain : face aux dénégations, nos réponses » (lien) ;
[11] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 25 septembre 2025 : « À Fontain, le projet « survivaliste et patriote » n’aura pas lieu » (lien) ;
[12] Éléonore Tournier pour « l’Est Républicain », édition du 23 septembre 2025 : « « Il nous a menti » : le projet des Cadets du raid de France au fort Rolland de Fontain abandonné » (lien) ;
[13] Léa Gousset pour « France 3 Franche-Comté », édition du 24 septembre 2025 : « Camp reprenant les codes de l’armée dans un fort municipal : « Il nous a menti », le projet n’aura pas lieu » (lien).

