Atteintes en 2024
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, voici une liste non-exhaustive des différentes atteintes documentées, aux biens ou aux personnes, sur la région Franche-Comté, liées à l’extrême droite ou à ses idéologies.
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– Le 9 janvier, un dossier du média indépendant « StreetPress » met en lumière les exactions du groupuscule néonazi « Vandal Besak » (source).
– Le 18 janvier à Besançon (Doubs), une conférence du « LFI » Louis Boyard est brièvement perturbée par deux militantes de « Némésis » (source).
– Le 7 avril à Besançon (Doubs), deux militantes de « Némésis » profitent d’un carnaval pour brandir des pancartes xénophobes, motivant une plainte (source).
– Le 12 avril à Dijon (Côte-d’Or), le conseiller régional Thomas Lutz, originaire de Besançon, qualifie, en pleine assemblée, ses opposant·e·s de « Untermensch » – terme désignant les « sous-hommes » sous le IIIe Reich (source).
– Les 12, 13 et 14 avril à Besançon (Doubs) le salon « Bio et Co » fait polémique en invitant le militant complotiste et anti-IVG Henri Joyeux (source).
– Le 4 mai à Besançon (Doubs), les locaux du média indépendant « radio BIP » sont ciblés par des graffitis d’extrême droite incluant une « croix celtique », un « fuck AFA » et une référence à l’affaire Mathis Clairicia (source).
– Le 11 mai à Paris, un défilé néonazi dit « comité du 9 mai » (C9M) intègre la présence active de militants comtois, notamment issus de « Vandal Besak » (source).
– Le 19 mai à Dole (Jura), deux militantes de « Némésis » profitent d’un festival pour brandir des pancartes xénophobes, motivant une plainte. Les habitant·e·s qui se sont opposé·e·s se verront harcelé·e·s et menacé·e·s (source).
– Le 10 juin à Belfort et Danjoutin (Territoire-de-Belfort), une croix gammée est inscrite sur la porte d’un mineur non-accompagné et des slogans antisémites sont tagués sur les murs de la ville (source).
– Les 15 et 17 juin à Giromagny et Belfort (Territoire-de-Belfort), des insultes à caractère raciste sont lancées durant des tractages de militant·e·s « LFI ». Dans le second cas, la plainte déposée aboutira à la condamnation d’un électeur du « RN » à quatre mois de prison avec sursis et un travail d’intérêt général (source).
– Le 22 juin à Lepuix (Territoire-de-Belfort), des insultes à caractère raciste sont lancées durant les « feux de la Saint-Jean », motivant une enquête du parquet (source).
– Le 25 juin à Besançon (Doubs), un colleur d’affiche « LFI » dépose plainte suite à une agression perpétrée par un individu se réclamant du « RN » (source).
– Le 26 juin à Besançon (Doubs), une militante du groupuscule « Reconquête » (REC) lance des menaces de mort contre un journaliste de « France 3 Franche-Comté », motivant une plainte (source).
_ Le 27 juin à Belfort (Territoire-de-Belfort), un livreur « Uber Eats » réfugié afghan est roué de coups par un patron de restaurant sous des propos visant ses origines (source).
– Le 29 juin à Besançon (Doubs), deux personnes âgées rapportent avoir été l’objet d’insultes à caractère raciste en pleine rue (source).
– Le 30 juin à Lons-le-Saunier (Jura), le siège du « Parti Socialiste » (PS) est recouvert des graffitis néonazis et national-catholiques (source).
– Le 2 juillet à Besançon (Doubs), une mère de famille est agressé par une tierce personne pour des motifs racistes, motivant une plainte (source).
– Le 13 juillet à Besançon (Doubs), un militant néonazi proche de « Vandal Besak » est arrêté suite à un différend de voisinage. L’intéressé a en effet exhibé une arme, provoquant une intervention des services de police qui découvrent alors une « véritable armurerie » (source).
– Le 16 août, un dossier du média indépendant « le Ch’ni » met en lumière l’existence d’une cellule national-catholique dans le Jura (source).
– Le 7 septembre dans le Haut-Doubs, un ex-cadre lepéniste provoque un accident routier mortel. Déjà condamné à cinq reprises, ayant modifié illégalement son véhicule et roulant de manière très excessive, il écopera de quatre ans de prison ferme (source).
– Le 22 octobre, un dossier du média indépendant « le Ch’ni » met en lumière les complaisances antisémites du « collectif Palestine de Besançon » (source).
– Le 26 octobre à Belfort (Territoire-de-Belfort), le groupuscule antisémite « Égalité et Réconciliation » organise une conférence (source).
– En novembre/décembre à Morez (Jura) et Audincourt (Doubs), plusieurs projections d’un film complotistes sont organisées dans des cinémas (source).
– Le 25 décembre à Miserey-Salines (Doubs), deux personnes sont agressées par trois individus pour des motifs antisémites autour d’une altercation quant à un graffiti pro-palestinien. La circonstance aggravante de discrimination est bien retenue, les peines allant de six mois de prison ferme à du sursis (source).

