Bars/commerces

Bars, brasseries ou cafés. À Besançon, la présence d’une clientèle néofasciste a pu tourner à l’appropriation de ces lieux, en violences contre des tiers ou en utilisation comme base-arrière [1] [2] [3]. Si les établissements subissent surtout la situation, un très petit nombre cautionne de manière tacite ou assumée ces exactions. Le « Shake Pint », tenu par Aurélien P., est ainsi devenu un cas d’école, entre connivences du personnel, commissions répétées d’agressions, ou soirées privées dont une se terminant en défilé néonazi [3] [4] [5], avant que l’entreprise ne ferme en mars 2024 face au boycott. Ce dossier n’est toutefois pas isolé, puisque d’autres « maisons » furent également mises en cause pour leurs laisser-faire, comme « le pub de l’Étoile », où les trois gérants semblent s’être accommodés de la problématique, ainsi que « le Madigan’s/le Kraft », dont le patron, André M., est un ex-flic proche de Fagaut [3].

Salons de tatouages. Si l’inscription de symboles tendancieux s’opère souvent par des intermédiaires informels, quelques ateliers expriment aussi leurs sympathies politiques. L’enseigne « Merlin Tattoo » fut évoquée dès 2013 à Besançon, son dirigeant, Patrick G., ayant notamment affiché un fond d’écran numérique avec Anders Breivik puis Dieudonné [6] ; entre 2013 et 2024 sur Vesoul, Philippe L., membre d’un groupe de « bikers » fans de « RAC », avait son propre institut, « Ost tattoo piercing », tout en déversant ses idées sur « Facebook », comme le 30 juin 2023, qualifiant Nahel Merzouk de « pur produit du terroir estampillé AOC, né, élevé et abattu en France » ; Entre Rougemont et Baume-les-Dames encore, des références toujours actives telles « Natas » de Yann P. ou « Capone Ink » de Kewin B. s’accompagnent d’ancrages personnels récurrents à l’extrême droite et de réalisations néofascistes.

Divers. La porosité avec l’extrême droite s’est aussi incarnée par d’autres commerces à Besançon, de la boutique « Nationales Fripes/Militaria » d’André S.-F., spécialisée dans la vente de vêtements parfois tendancieux, à la chocolaterie « le Criollo », aux connivences plus criardes [7] [8]. Le 8 mars 2017, cette dernière décidait ainsi de recevoir Marine le Pen, Florian Philippot et Sophie Montel [7] [8]. La simple visite d’une candidate à l’élection présidentielle qui s’applique à n’importe quel·le politique et ne vaut pas adhésion, tente alors de marteler la patronne, Isabelle B. [7] [8]. Même si Julien Acard, cadre « Front National » (FN), fut un temps chargé de communication de la société, admettant des entrevues et une excellente relation avec la PME. Une controverse éclate, entre commentaires négatifs, appels à déserter le site, ou sponsors tels le festival « Lumière d’Afrique » questionnant son partenariat [7] [8].


Sources.
[1]
Toufik-de-Planoise pour « Factuel.info », édition du 20 décembre 2019 : « Néonazis et extrême-droite de retour dans les bars à Besançon » (lien) ;
[2] Toufik-de-Planoise pour « Factuel.info », édition du 5 février 2020 : « À Besançon, trois nouvelles agressions attribuées aux néonazis » (lien) ;
[3] Dijoncter, édition du 15 juin 2022 : « [Besançon] Ces bars qui accueillent l’extrême-droite locale » (lien) ;
[4] Toufik-de-Planoise pour « Kawa-TV », édition du 29 août 2022 : « Besançon : chants militaires allemands, saluts hitlériens, stickers SS… en plein centre-ville, un cortège néonazi sème la consternation » (lien) ;
[5] « France 3 Franche-Comté », édition du 31 août 2022 : « Chants et saluts nazis dans les rues de Besançon : « Une culture néonazie qui s’installe et qu’il faut combattre » réagit la maire de la Ville » (lien) ;
[6] Toufik-de-Planoise sur « Facebook », publication du 30 décembre 2013 (lien) ;
[7] Serge Lacroix pour « l’Est Républicain », édition du 10 mars 2017 : « « L’indigeste » visite de Marine Le Pen » (lien) ;
[8] « Radio BIP/média 25 », édition du 5 novembre 2017 : « Le Criollo divise le festival Lumières d’Afrique » (lien).