Conflit russo-ukrainien

En Franche-Comté, la question russo-ukrainienne est peu abordée par l’extrême droite. Une bonne part du milieu s’avère axée sur un soutien de principe à Vladimir Poutine, de la vieille garde « Terre et Peuple » (T&P), aux sphères conspirationnistes, en passant par certains responsables du « Rassemblement National » (RN) [1]. Mais une frange minoritaire affiche une solidarité tenace à la résistance populaire et étatique ukrainienne depuis le conflit en 2014 et l’invasion en 2022, même si l’essentiel des actions concrètes ont été réalisées surtout depuis 2022 en Bourgogne voisine. « Hélix Dijon » organisant par exemple une « [livraison] de matériel médical » et « [l’apport] [d’]un soutien logistique sur place » ainsi qu’une « collecte pour les combattants et les victimes civiles », quand « les Infréquentables » ont affirmé avoir été présents dans la ville d’Odessa.

Importante exception locale, le cas du militant néonazi Philippe T.. Celui-ci fut en effet directement enrôlé sur le front du Donbass courant 2017 [2], au sein du « régiment Azov » (unité aux composantes et idéologies glorifiant le IIIe Reich, accusée de multiples crimes de guerre, incluant le recours à la torture, aux viols et aux exécutions sommaires [3]) et de la « Misanthropic division » (organisation politique d’orientation « nationale-socialiste » [4]). Mais si la plupart de ses camarades avaient également été tentés par les mêmes faits d’armes, aucun n’avait finalement rejoint le champ de bataille. Les références promotionnelles n’en sont pas moins récurrentes dans la région, en particulier à travers des tee-shirts « régiment Azov » frappés d’un « soleil noir » (Théo G. [5], Nicolas B. [6]) ou de la « Misanthropic division » (« Ratons Nationalistes » [7]).


Sources.

[1] Sophie Courageot et Sarah Rebouh pour « France 3 Franche-Comté », édition du 9 septembre 2022 : « Une ancienne élue FN circule en Franche-Comté avec des autocollants pro armée russe et une cocarde officielle d’élue » (lien) ;
[2] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni » édition du 19 juillet 2024 : « À Besançon, « une véritable armurerie » découverte chez un néonazi » (lien) ;
[3] Romain Geoffroy pour « le Monde », édition du 23 mars 2022 : « Qui sont les soldats du régiment Azov, accusés d’être les « néonazis » de l’armée ukrainienne ? » (lien) ;
[4] Cam pour « 20 minutes », édition du 8 février 2015 : « Néonazis ukrainiens aidés par des camarades suisses » (lien) ;
[5] Toufik-de-Planoise, publication « Twitter » du 1er décembre 2023 (lien) ;
[6] Toufik-de-Planoise, publication « Twitter » du 20 mai 2023 (lien) ;
[7] Toufik-de-Planoise, publication « Twitter » du 28 janvier 2023 (lien).