CVA-B
Le « Collectif de Vigilance Antifasciste de Besançon » (CVA-B) est un groupement informel fondé fin 2023, dont l’objectif était de prendre la suite du « collectif antifasciste bisontin » alors sur une synergie de tradition autonome. Il s’articule autour d’un petit groupe de militant·e·s surtout issu·e·s de « SUD/Solidaires » et de la « FSU » [1] [2], dont les activités principales sont la rédaction de communiqués et la mise en place de conférences confidentielles [3] [4]. Souhaitant « sauver la démocratie » [1], sa principale cible reste le « Rassemblement National » (RN) devant lequel la structure exhorte à créer un bloc unitaire sous son égide [2].
Organisation clanique, autoritaire et hors-sol, participant·e·s peu représentatif·ve·s du milieu, carences patentes sur l’extrême droite comtoise, tentatives d’accaparement des luttes, visées électoralistes accolées au « Nouveau Front Populaire » (NFP), en forment, dès le début, autant de réserves [3]. Malgré l’affichage de soutiens syndicaux, politiques et associatifs — la plupart des dirigeant·e·s ayant jusqu’à une dizaine de mandats différents — ainsi que le tapage permanent auprès des médias, son absence de légitimité voire son rejet suscité sur le terrain transforment rapidement ses appels aux mobilisations en fiascos [4] [5].
Ses quelques membres se sont coupé·e·s tout aussi vite de la totalité des organisations intersectionnelles et de jeunesse, qui ont claqué la porte dès les premières entrevues face à des attitudes graves et répétées de mépris, propos aux relents LGBT+phobes et antisémites en réunion [3] [9] et positions personnelles de responsables sur le féminisme, le foulard ou le travail du sexe. D’autres, y compris des fondateurs, suivront rapidement le même chemin, excédés par ces impasses, ambigüités et forfaitures qui accompagnent la plupart des organisations sur lesquelles l’état-major autoproclamé tente de prendre la main [3].
Une doctrine qui fut encore appliquée à l’encontre de médias indépendants locaux, ciblés de façon lourde et virulente pour ne pas s’être montrés suffisamment complaisants à l’égard de ces mêmes cadres. Pour parvenir à leurs fins et faire taire toute critique, celleux-ci n’hésiteront alors plus à recourir aux campagnes de harcèlement, divulgations de données personnelles et menaces de mort, dossiers qui furent mis en lumière dans des publications relatives au « collectif Palestine » par « le Ch’ni » de 2023 à 2025 [7] [8] [9] [10] [11] [12] [13] [14] [15] [16] [17] ou via la tentative de putsch à « radio BIP/média 25 » en 2025 [18].
Avec la double appartenance « Palestine Amitié »/« CVA-B » généralisée au sein des dirigeant·e·s, les graves dérives observées dans cette première structure vont s’imposer dans la seconde. Ainsi, la plupart de ses responsables, non-content·e·s d’avoir couvert, avec « Palestine Amitié », leurs ami·e·s antisémites, misogynes, LGBT+phobes, vont également se servir du label « CVA-B » pour essayer d’étouffer les scandales visant leurs allié·e·s d’extrême droite ; c’est le cas de Colette R. qui, créant un compte « X/Twitter » fin 2025 pour l’occasion, va publiquement se prévaloir de cette adhésion et l’utiliser comme argument d’autorité dans « l’affaire Mustafa Ç. » [19].
Cette synergie s’assumera encore plus en 2026, la projection d’un film – en partenariat officiel avec les syndicats « FSU » et « SUD/Solidaires » – démontrant les collusions dans ce qui relève désormais clairement d’un consortium « rouge-brun ». Comme lors d’un tractage préalable, le 15 mars en manifestation, où les membres de ce « CVA-B » opéraient avec un individu, passé par la « Cocarde Étudiante » et épinglé pour ses récentes publications racistes et néonazies, venu avec un étendard de la république islamique d’Iran sur le dos et des textes exhortant à « la victoire du gouvernement iranien » et louant « l’axe de la résistance » [20].
Éconduit du cortège après avoir refusé de cesser cette propagande, sa sortie provoquera la colère de son camarade Norbert N. – membre de « SUD/Solidaires » et de « l’UJFP » – qui est alors lui aussi exfiltré ; mécontent de ce traitement, ce dernier s’en émouvra, cachant les détails gênants et prétextant une répression visant les forces pro-palestiniennes avec soi-disant concours de la police, auprès du site « Nouvelle Aube », référence des thèses antisémites, négationnistes et anti-LGBT+ [21]. Quant à Mustafa Ç., activiste coutumier des mêmes sorties nauséabondes [12] [13], il sera, d’ailleurs, bien présent lors de l’évènement, le 16 mars 2026 au cinéma Victor-Hugo.
Sources.
[1] Catherine Eme-Ziri pour « France 3 Franche-Comté », édition du 6 novembre 2023 : « Un comité anti-fasciste voit le jour à Besançon, « pour sauver la démocratie en danger » » (lien) ;
[2] Elodie Retrouvey pour « MaCommune.info », édition du 7 novembre 2023 : « Un nouveau comité de vigilance antifasciste à Besançon » (lien) ;
[3] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 22 mars 2025 : « Marche contre le racisme : Près d’un millier de personnes à Besançon » (lien) ;
[4] Peha pour « le Ch’ni », édition du 29 septembre 2025 : « Ugo Palheta à Besançon : comment lutter contre le fascisme ? » (lien) ;
[5] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 12 avril 2025 : « Contre la répression des « free-parties », plus de cinq cents manifestant·e·s à Besançon » (lien) ;
[6] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 5 mai 2024 : « Mobilisation inédite à Besançon, dénonçant l’offensive contre le droit des personnes trans’ » (lien) ;
[7] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 22 octobre 2024 : « Le Collectif Palestine de Besançon questionné sur ses complaisances antisémites » (lien) ;
[8] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 10 juin 2025 : « En solidarité avec la flottille pour Gaza, deux rassemblements à Besançon » (lien) ;
[9] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 12 juin 2025 : « Visé par des menaces de mort, « le Ch’ni » dépose plainte » (lien) ;
[10] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 4 juillet 2025 : « Un responsable du « collectif Palestine de Besançon » condamné pour « diffamation publique » » (lien) ;
[11] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 5 septembre 2025 : « À Besançon, « France 3 » et « l’Est Républicain » offrent une tribune à un activiste épinglé pour ses discours antisémites et LGBT+phobes » (lien) ;
[12] Johan Weisz pour « StreetPress », édition du 16 novembre 2025 : « Le porte-parole de la Global Sumud Flotilla viré pour ses propos antisémites et homophobes » (lien) ;
[13] Caroline Coq-Chodorge pour « Mediapart », édition du 16 octobre 2025 : « Antisémitisme, homophobie, complotisme : un porte-parole de la flottille pour Gaza écarté suite à notre enquête » (lien) ;
[14] Émilien Urbach pour « l’Humanité », édition du 16 octobre 2025 : « Flottille pour Gaza : Un porte-parole exclu après des propos antisémites et homophobes » (lien) ;
[15] « Libération », édition du 16 octobre 2025 : « Point du jour – Trump menace « d’aller tuer » les membres du Hamas, dépouilles d’otages, « tourisme d’occupation »… L’actu au Proche-Orient de ce jeudi » (lien) ;
[16] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 31 octobre 2025 : « À Besançon, un milieu pro-palestinien toujours rongé par l’extrême droite » (lien) ;
[17] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 12 décembre 2025 : « Un « militant pro-palestinien » condamné au civil pour des injures antisémites » (lien) ;
[18] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 26 septembre 2025 : « Pour la première fois de son histoire, « Radio BIP » secouée par une motion de défiance » (lien) ;
[19] Colette R. sur « x/Twitter », publication du 13 octobre 2025 (lien) ;
[20] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 5 mai 2026 : « À Besançon, le prix à la pompe comme (nouveau) prétexte à l’antisémitisme » (lien) ;
[21] Victor Mottin, Johan Weisz pour « StreetPress », édition du 2 mars 2026 : « Le média turc « Nouvelle Aube », entre soutien à l’extrême droite et conspirationnisme » (lien).

