Doubs
Géraldine Grangier (née en 1975. RN, XVIe et XVIIe législatures).
Adhérente au « Rassemblement National » (RN) à partir de 2019, elle est nommée « déléguée départementale adjointe » pour le département du Doubs [1]. Alors que les dérives constatées chez nombre de militant·e·s remontent dès 2020 (propos racistes, agressions politiques, compagnonnages néonazis…), aucune véritable mesure n’est envisagée avant la médiatisation et le départ — souvent spontané — des intéressé·e·s [2]. Élue en 2021 au conseil régional de Bourgogne/Franche-Comté, elle devient députée de la quatrième circonscription du Doubs en 2022 et confirmée en 2024. Son suppléant et collaborateur est Jacques Ricciardetti, principale tête locale du « RN » et catholique traditionaliste de la « Fraternité Saint-Pierre » (FSSP) [3]. Elle se distingue par plusieurs de ses votes, ayant par exemple été opposée à la constitutionnalisation de l’IVG, au droit à mourir dignement, à la taxe Zucman et à la réforme des retraites, mais favorable à la « loi immigration » et à la dénonciation des « accords franco-algériens de 1968 » [4].
Matthieu Bloch (né en 1983. UDR, XVIIe législature).
C’est sous l’étiquette « les Républicains » (LR) qu’il se faire élire maire de Colombier-Fontaine en 2020, devenant ensuite le numéro deux du parti sur le département, après la ministre Annie Genevard [5]. Pendant longtemps il tente de se distancier des cercles lepénistes, d’une clarification sur ses collègues de Montbéliard en 2021 [6] à la promesse de « voter toujours contre le candidat des extrêmes » lors d’un duel entre Frédéric Barbier (LREM) et Géraldine Grangier (RN) [7]. Une position qui a évolué lors des législatives de 2024, obtenant le soutien du « Rassemblement National » (RN) dans la troisième circonscription du Doubs après un accord « RN-LR » sous l’égide d’Éric Ciotti [8]. Alors que son intronisation provoque des remous à droite et à l’extrême droite [9] [10], son suppléant Quentin Touzalin est épinglé pour ses publications pro-Zemmour [10]. Il se distingue par plusieurs de ses votes, ayant par exemple été opposé au droit à mourir dignement, mais favorable à la « loi immigration » et à la réforme des retraites [11].
Sources.
[1] Jean-Pierre Tenoux pour « le Monde », édition du 1er juillet 2022 : « Assemblée nationale : Géraldine Grangier, élue RN dans le fief ouvrier et berceau de Peugeot » (lien) ;
[2] Nicolas Massol, Maxime Macé et Pierre Plottu pour « Libération », édition du 25 janvier 2023 : « Besançon, Victor Hugo et les racistes misérables » (lien) ;
[3] Toufik-de-Planoise pour « Factuel.info », édition du 5 mars 2020 : « Jacques Ricciardetti, à l’extrême-droite du Père… » (lien) ;
[4] « DatAN », fiche sur Géraldine Grangier (lien) ;
[5] Jérémy Chevreuil pour « France 3 Franche-Comté », édition du 13 juin 2024 : « Législatives 2024. « Ça va être la scission » : Matthieu Bloch sera le candidat Les Républicains soutenu par le RN dans la 3ᵉ circonscription du Doubs » (lien) ;
[6] « ToutMontbéliard.com », édition du 3 mai 2021 : « Matthieu Bloch : « les élus LR de PMA ne sont affiliés au RN » » (lien) ;
[7] « L’Est Républicain », édition du 12 juin 2022 : « Le RN en tête dans le Pays de Montbéliard, LR et Nupes dans le Territoire de Belfort » (lien) ;
[8] Sam Bonjean pour « l’Est Républicain », édition du 19 juin 2024 : « Matthieu Bloch (LR) à bloc derrière Ciotti dans la 3e circonscription du Doubs » (lien) ;
[9] Hugo Guéritaine pour « le Trois », édition du 12 juillet 2024 : « Ça “dé-bloch” complètement à Pays de Montbéliard Agglomération ! » (lien) ;
[10] Boris Massani pour « l’Est Républicain », édition du 27 juin 2024 : « Dans la 3e circonscription du Doubs, alliance polémique et premier tour incertain » (lien) ;
[11] « DatAN », fiche sur Matthieu Bloch (lien).

