Droits des animaux

Loin des « apéros saucisson-pinard » [1] et des « cochons à la broche » [2] issus des mouvances identitaires, une poignée de nationalistes n’hésitent plus à se revendiquer « Straight Edge » ou à poser avec leurs chats [3]. Une sensibilité qui s’arrête généralement à l’abatage rituel [4], carnisme et chasse étant rarement mis en cause par ces cercles [5]. Mais une minorité essaie de pousser le débat plus loin, y compris en Franche-Comté, comme à travers l’apparition du « réseau Pythagore » vu en marge du « salon du chiot » à Besançon-Micropolis le 20 avril [6] ou en surfant sur l’actualité du Haut-Doubs, le 20 octobre 2025 [7].

Originaire du Languedoc, son responsable, catholique ultra qui se surnomme lui-même « Jean Croix Zad », est coutumier des coups d’éclat, menés avec quelques figurant·e·s [8]. Derrière le nom dédié au philosophe grec, considéré comme le premier végétarien, et le martèlement d’une ligne « apartisane », se cache un groupuscule d’extrême droite [8]. À un abolitionnisme radical, succèdent proximités avec « Edelweiss » et le « Bastion social » [8], discours violemment anti-LGBT+ [8], haine des musulman·e·s [8], citation de références néonazies comme l’occultiste Savitri Devi lors d’une interview en 2022 [6], etc.


Sources.
[1]
Abel Mestre et Caroline Monnot pour « le Monde », édition du 16 juin 2010 : « Extrême droite : l’apéro « saucisson et pinard » de la Goutte-d’Or interdit » (lien) ;
[2] Noémie Rousseau pour « Libération », édition du 6 septembre 2014 : « A Hayange, « nous festoyons comme les Français » » (lien) ;
[3] Mathieu te Morsche et Diane Francès pour « Slate », édition du 27 avril 2023 : « Pourquoi l’extrême droite aime-t-elle tant les animaux ? » (lien) ;
[4] Dominique Albertini pour « Libération », édition du 3 avril 2017 : « L’extrême droite, côté bêtes » (lien) ;
[5] Lucie Delaporte pour « Médiapart », édition du 31 août 2018 : « De l’extrême droite à Macron… la danse du ventre devant les chasseurs » (lien) ;
[6] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 20 avril 2025 : « À Besançon, l’extrême droite s’essaie à la cause animale » (lien) ;
[7] Victor Massias pour « l’Est Républicain », édition du 20 octobre 2025 : « Le Réseau Pythagore se mobilise devant l’abattoir du Haut-Doubs » (lien) ;
[8] Arthur Weil-Rabaud et Daphné Deschamps pour « StreetPress », édition du 29 février 2024 : « Animalistes : Le réseau Pythagore aime les animaux mais pas les musulmans et les LGBTQI+ » (lien).