Empire Bolloré

Capitaine d’industrie et homme d’affaires, Vincent Bolloré est aussi un activiste politique qui cultive ses amitiés et idéologies. Description d’une « France dont les racines chrétiennes sont en danger » [1], incitation à un convergence entre le « Rassemblement National » (RN) et « les Républicains » (LR) [2], emploi d’un néonazi pour son gardiennage personnel [3], en sont autant d’illustrations.

« L’empire Bolloré », c’est aussi des chaînes TV (« Groupe Canal + » dont « CNews » et « Dailymotion »), journaux (« Paris Match », « le JDD », « Prisma »), radios (« RFM », « Europe 1 »), maison d’édition (« Fayard », « Hachette », « Larousse »), structures diverses (« Havas », « Vivendi », « Universal », « Gameloft », pléthore de sociétés en logistique et transport, notamment en Afrique) [4].

Une forte opposition s’est constituée contre cette hégémonie courant 2025 à Besançon, afin de dénoncer l’emprise économique et sociale du multimilliardaire breton [5]. Outre une campagne d’affichages et une manifestation, les protestataires entendaient surtout mettre en lumière les entreprises locales détenues ou liées au militant ultranationaliste [6] [7].

On retrouve en premier lieu « Easier » dans le nord de la ville, société technologique visant au contrôle des flux des biens et personnes « couvrant divers marchés tels que la verbalisation électronique, la traçabilité des marchandises dans la supply chain, les infrastructures de recharge, les équipements en libre-service et les solutions de contrôle d’accès piétons et véhicules » [7].

Il existe également « Bolloré energy », acteur de la distribution pétrolière, de l’installation de chaudières et du fret de carburants alternatifs [7]. Elle dispose d’antennes à Besançon (Doubs), Sellières (Jura) et Meroux-Moval (Territoire de Belfort), avec des distributions-tests pour les autocars de Bourgogne/Franche-Comté et les trains de la ligne Besançon-le Locle [7].


Sources.
[1] Sandrine Cassini pour « le Monde », édition du 16 février 2022 : « Vincent Bolloré s’est taillé un « ORTF privé de droite » à sa main » (lien) ;
[2] Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin pour « le Monde », édition du 20 décembre 2023 : « Vincent Bolloré, parrain d’une alliance entre la droite et l’extrême droite » (lien) ;
[3] Alexandre Berteau pour « La Lettre », édition du 30 juillet 2024 : « Dans le Finistère, le néonazi Marc de Cacqueray-Valménier veille sur l’île de Vincent Bolloré » (lien) ;
[4] Mélanie Philipps pour « France 3 Franche-Comté », édition du 1er février 2025 : « À Besançon, des organisations dénoncent « l’empire Bolloré » et son « désastre écologique et sociétal » » (lien) ;
[5] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 31 janvier 2025 : « Contre Bolloré et son monde, l’offensive gagne Besançon » (lien) ;
[6] E.T. pour « l’Est Républicain », édition du 1er février 2025 : « Un rassemblement anti-Bolloré place du 8-Septembre » (lien) ;
[7] Toufik-de-Planoise pour « le Ch’ni », édition du 2 février 2025 : « À Besançon, « l’empire Bolloré » bien présent » (lien).