Royalistes

Historiquement, le monarchisme d’extrême droite s’incarne à travers « l’Action Française » (AF). Cette mouvance, de tendance maurassienne et orléaniste, recoupe un passif important dans la région, à travers la « Petite Vendée Comtoise », par le concours du diocèse [1] ou en fournissant quelques personnalités [2]. Mais, au XXIe siècle, on n’en retrouve plus que de faibles traces, assez maigres au-delà d’autocollants sporadiques apposés dans les rues [3]. On note, toutefois, la présence de Louis-Charles B., figure de cette organisation, ayant résidé à Besançon, dont les parents furent des responsables nationaux de premier plan, alors que lui cogérait la section de Lyon [4] ; ou l’existence d’une éphémère page « Instagram » attribuée à Vital V. [5] [6], relatant en 2022 quelques collages [6] et le dépôt d’une gerbe aux cérémonies du 11 novembre [7].

Aussi, ces dernières années, d’autres composantes se sont affirmées, comme les électoralistes de « l’Alliance royale » (AR), sans préférence dynastique, le « Lys noir », aux puisements fourre-tout, jusqu’aux partisan·e·s de la Maison Bonaparte, comprenant l’ex-sénateur de Haute-Saône Michel Raison [8]. Mais c’est surtout une dernière branche qui s’est distinguée en Franche-Comté, soutenant le retour au trône des Bourbon. Ainsi, le 19e Régiment du Génie avait, déjà en 2017, désigné la duchesse d’Anjou María Margarita Vargas Santaella comme marraine [9]. D’autres, à l’instar de Matteo B., depuis passé à « Reconquête », ont porté ses couleurs, en 2022 [6]. Enfin, le 13 novembre 2025, une antenne du « Cercle d’Action Légitimiste » est annoncée sur Besançon [10], mais l’étudiant en histoire qui la porte, Ethan L., semble seulement efficient sur les réseaux sociaux.


Sources.

[1] André Grenier, « L’action française dans le diocèse de Besançon », 1988, 1 414 pages (lien) ;
[2] Gérard Gaudin sous la direction de Michel Leymarie et Jacques Prévotat, « L’Action française culture, société, politique » – « L’Action française en Provence », Presses Universitaires du Septentrion, 10 mai 2019, 434 pages, ISBN 9782757421239, p. 257-266 (lien) ;
[3] « France 3 Franche-Comté », édition du 17 septembre 2021 : « Besançon : comment l’ultra-droite nationaliste réinvestit la capitale comtoise et le fait savoir » (lien) ;
[4] « La Horde », édition du 3 novembre 2017 : « Marseille : qui a financé le local de l’Action française ? » (lien) ;
[5] Mathieu Molard et Christophe-Cécil Garnier pour « StreetPress », édition du 27 novembre 2023 : « Descente raciste à Romans-sur-Isère : quels sont les profils des interpellés ? » (lien) ;
[6] Toufik-de-Planoise pour « Dijoncter », édition du 1er novembre 2022 : « À Besançon, les royalistes espèrent un renouveau » (lien) ;
[7] Toufik-de-Planoise pour « radio BIP », édition du 17 novembre 2022 : « Besançon : les antimilitaristes ne désarment pas » (lien) ;
[8] Membres du bureau national, sur le site de « France Bonapartiste » (lien) ;
[9] Capitaine Paul-Marie pour « MaCommune.info », édition du 23 janvier 2017 : « Marie-Marguerite d’Anjou, une marraine qui a du génie… » (lien) ;
[10] S.C. pour « l’Est Républicain », édition du 19 novembre 2025 : « Qui se cache derrière la nouvelle section royaliste de Besançon ? » (lien) ;